Quelles maisons d’édition éviter ?

Si vous voulez publier votre livre, voici la liste des maisons d’édition à éviter :

  • Le Lys Bleu
  • Les Éditions Baudelaire
  • Les Éditions du Panthéon
  • Nombre 7
  • Les Éditions Persée
  • L’Harmattan

Pourquoi faut-il éviter ces maisons d’édition ?

Les maisons d’éditions à éviter sont à compte d’auteur

Il faut connaître la différence entre une maison d’édition à compte d’éditeur et à compte d’auteur.

Une maison d’édition à compte d’éditeur

  • prend tous les risques financiers à sa charge (correction, maquette, couverture, impression, communication) 
  • ne demande aucune participation financière à l’auteur. 
  • en contrepartie, elle fait une sélection très sévère des manuscrits qu’elle veut publier
  • son modèle économique repose sur le fait d’être capable de les vendre. 
  • sa cible sont les lecteurs.

Une maison d’édition à compte d’auteur

  • demande une participation financière (soit directe, soit indirecte sous la forme d’exemplaires) à ses auteurs, en échange de la publication de leur livre. 
  • cherche à publier le plus de livres possible car c’est l’argent des auteurs qui la fait vivre. 
  • n’essaie pas, ou peu, de vendre les livres à des lecteurs
  • le travail sur le manuscrit (correction, couverture…) est minimal.
  • sa cible sont les auteurs

Évidemment, présenté ainsi, aucun auteur n’accepterait d’être publié en maison d’édition à compte d’auteur. C’est pour cela que ces maisons d’édition à éviter se font passer pour des maisons d’édition classiques à compte d’éditeur. Cela crée de nombreuses déceptions et même un sentiment « d’arnaque » chez les auteurs qui leur ont confié leur livre.

Le problème des maisons d’édition à compte d’auteur

Chez Tourmalivre, nous avons discuté avec de nombreux auteurs qui ont été publiés chez des maisons d’édition à compte d’auteur, et qui le regrettent. Ils nous ont fait part des éléments problématiques suivants :

Le prix

Le montant demandé par les maisons d’édition à compte d’auteur est souvent très élevé, et ne correspond pas du tout aux prestations (correction, mise en page…) réalisées. Par exemple, les éditions Vérone et Trois Colonnes demandent une participation d’environ 2500€. Ce montant ne sera jamais, dans la majorité des cas, remboursé par les ventes. 

Les redevances

Qu’un correcteur ou qu’un graphiste demande une rémunération pour son travail, cela semble normal. Mais les maisons d’édition à compte d’auteur profitent du statut « d’éditeur » pour jouer sur les deux tableaux :

– Elles demandent de l’argent à l’auteur à la signature du contrat (soit directement, soit en achetant des exemplaires qu’il devra ensuite vendre tout seul)

– Elles conservent 80 à 90% des revenus de chaque vente, alors même qu’elles ont déjà été payées pour leur travail de publication

Les auteurs auxquels nous avons parlé se sont sentis manipulés. Ils ont eu l’impression d’avoir affaire à une maison d’édition classique et ont cru que ces conditions étaient normales pour un auteur qui voudrait se faire publier. 

Certaines de ces maisons d’édition (les éditions Baudelaire notamment) à éviter utilisent même le terme « participatives » pour cacher la réalité une fois le contrat d’édition signé. Les Editions l’Harmattan ne font rien payer, mais ne reversent des droits d’auteur qu’à partir du 501ème livre vendu, ce qui n’arrive jamais. Hello Editions impose elle l’achat d’exemplaires.

L’exclusivité

Quand nous échangeons avec des auteurs, nous les prévenons toujours : en signant un contrat chez une maison d’édition à compte d’auteur, ils cèdent leurs droits. Cela signifie qu’ils ont l’interdiction de publier leur livre autre part pendant toute la durée du contrat. Et ce même si la maison d’édition ne leur donne pas satisfaction, comme c’est souvent le cas. 

Ils sont piégés, et les démarches pour rompre un contrat d’édition sont longues et coûteuses. Un contrat d’édition ne se signe pas à la légère, c’est un engagement légal de plusieurs années, à l’avantage de la maison d’édition à compte d’auteur. 

La qualité

La participation financière demandée par les maisons d’édition à compte d’auteur pourrait se justifier par le travail réalisé sur le manuscrit. Malheureusement, de nombreux auteurs rapportent des expériences très négatives de ces maisons d’édition à éviter : 

  • des textes truffés de fautes (alors qu’ils étaient censés être corrigés)
  • des couvertures peu attirantes
  • des prix de vente trop élevés et imposés

Autant de points négatifs qui découragent les lecteurs et donnent une mauvaise image de leur livre

Si vous avez envoyé votre manuscrit à l’une de ces maisons d’édition à éviter et qu’elle vous a répondu positivement, nous vous recommandons donc de ne pas donner suite. Pour plus de détails sur l’édition à compte d’auteur, nous vous disons tout dans cet article.

Mais alors, comment faire pour publier son livre ? Il est possible de passer par le circuit traditionnel avec une maison d’édition à compte d’éditeur, mais elles sont très difficiles d’accès, les temps de publications sont longs (plusieurs années) et les droits d’auteurs faibles (entre 8 et 12%). 

Depuis quelques années, une troisième voie se développe : l’auto-édition.

Comment publier un livre en auto-édition

Les avantages de l’auto-édition

En auto-édition, l’auteur est son propre éditeur. Cela signifie :

  • Pas de contrat d’édition, il possède les droits sur son texte et peut en faire ce qu’il veut (voire signer plus tard, s’il le souhaite, chez une maison d’édition à compte d’éditeur)
  • Il touche 100% des revenus de ses ventes quand il imprime lui-même ses exemplaires. Le prix d’impression est bien inférieur au montant demandé par les maisons d’édition à compte d’auteur.
  • Il a le contrôle total sur le contenu de son texte, la mise en page, la couverture… Il peut faire appel au correcteur et au graphiste de son choix s’il le désire.

Pour résumer, voici un comparatif des différents modes d’édition :

Tableau comparatif entre édition à compte d'éditeur, compte d'auteur (maisons d'édition à éviter) et auto-édition

Les difficultés de l’auteur auto-édité

L’auto-édition a permis à de très nombreux auteurs de faire connaître leurs livres à un large public et de générer des revenus grâce à leurs ventes. Cependant, elle a un gros inconvénient : le manque d’accompagnement

Sans maison d’édition, l’auteur est supposé gérer toutes les casquettes : correcteur, maquettiste, graphiste, en plus de connaissances en impression, démarches légales, marketing… Tout cela peut être très effrayant, et décourageant. 

Le rôle de TourmaLivre

C’est pour cela que TourmaLivre est né. Nous proposons notre expertise à tous les auteurs qui souhaitent publier leur livre.

  • Nous intervenons à toutes les étapes de la publication : demande d’ISBN, correction, maquette, couverture, impression, dépôt légal, diffusion… 
  • Nous faisons appel à une équipe de professionnels de l’édition. Vous pouvez découvrir l’ensemble nos réalisations ici
  • L’auteur ne signe aucun contrat d’édition, garde ses droits et tous les revenus des ventes de son livre.
  • Les prix de nos services sont bien inférieurs à ceux d’une maison d’édition à compte d’auteur (150€ pour la maquette + la couverture + la diffusion, prix d’impression non inclus).

C’est donc une situation très avantageuse par rapport aux maisons d’édition à éviter.

Pour envoyer votre manuscrit et discuter de votre projet de publication, contactez-nous.

8 réflexions sur “Quelles maisons d’édition éviter ?”

  1. Rajouter à la liste des maisons d’édition à éviter :
    Les Editions Falcon créées en avril 2023 juste après la liquidation des Editions Sydney Laurent en mars 2023, et qui sont en fait les mêmes avec une gérante en prête nom. Prudence.

    1. C’est de l’acharnement surtout pour quequ’un qui n’a pas travaillé avec elle. Mais vous êtes connue pour cela, il n’y a qu’à voir votre page google. On y trouve votre formule consacrée chez pas mal de fournisseurs : à fuir. Tiens donc ?

  2. Sandy RICHARD

    Je confirme LE LYS BLEU à éviter ! Ils rajoutent des fautes, ne font aucune promo…. A fuir ABSOLUMENT

  3. koraly brouillard

    Bonjours, sa ne dit pas le prix pour l’impression mais sa serais bien de le savoir, j’avais envoyer mon manuscrit au Édition Vérone, beaudelaire et les 3 colonnes et j’ai reçus une réponse de les 3 colonnes, j’ai vue directement que s’étais a compte d’auteur alors j’ai pas signé le contrat j’aimerais savoir le pris d’impression si c’est possible.

    1. TourmaLivre

      Bonjour,

      Pour cela, il faut nous proposer votre manuscrit via le formulaire du site afin qu’il soit étudié et que l’on puisse vous répondre précisément.

      Merci

  4. J’ai été dupée par le lys bleu. Ils ont publiés deux de mes romans: « Courtillière » et » Processionnaire »… J’ai réglé les 2 fois 40 ouvrages… puis, plus rien; J’avais déjà été publiée dans d’autres maisons d’éditions qui, hélas, ont eues des difficultés et avec lesquelles il n’était pas possible de continuer. Alors je ne me suis pas méfiée. Le Lys Bleu semblait être une véritable maison d’édition…sauf que… Il n’y a eu aucun suivi réel. Je reste comme une idiote avec mes bouquins qui sont bloqués dorénavant … suis furieuse!

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